Rachida Dati, candidate de la droite à la mairie de Paris, a déclaré ce dimanche qu'elle quitterait ses fonctions de ministre de la Culture avant les élections municipales prévues les 15 et 22 mars, sans préciser la date exacte de son départ.
S'exprimant à l'antenne de France Inter, elle a souligné le caractère définitif de sa décision :
« Bien sûr que je quitterai le gouvernement avant les élections municipales, mais je ne vous dirai pas quand exactement. »
Dans le même temps, Rachida Dati a indiqué qu'une partie des acteurs du monde culturel souhaiterait qu'elle reste en poste le plus longtemps possible afin de « défendre leurs budgets jusqu'au bout ».
Un départ après plusieurs étapes clés
Selon des sources proches du secteur des médias, il était attendu dans les milieux professionnels que la ministre de la Culture conserve son poste au moins jusqu'à la mi-mars. L'annonce publique de son futur départ pourrait s'expliquer par deux raisons :
- la volonté de se consacrer pleinement à la campagne municipale à Paris ;
- l'attente d'un éventuel remaniement gouvernemental après l'échec de l'adoption du budget.
Dans les faits, Rachida Dati devrait rester au ministère de la Culture au moins jusqu'à la fin du mois de janvier. Ses traditionnels vœux à la presse sont notamment prévus le 29 janvier. Selon l'un des interlocuteurs, « cela pourrait ressembler à une forme d'adieu ».
La réforme de l'audiovisuel public en suspens
Parmi les dossiers majeurs portés par la ministre figure la réforme de l'audiovisuel public. Malgré ses déclarations sur sa « faisabilité », les chances d'une adoption définitive du texte demeurent limitées, puisqu'il ne reste qu'une seule lecture du projet de loi.
Par ailleurs, la loi issue des travaux de la Conférence nationale de l'information, qui comprend un volet consacré au pluralisme des médias, pourrait être présentée fin janvier ou début février. Toutefois, selon les observateurs, son adoption pourrait elle aussi être reportée.
La campagne parisienne au premier plan
En parallèle de ses fonctions gouvernementales, Rachida Dati demeure maire du 7ᵉ arrondissement de Paris, ce qui renforce son poids politique à l'échelle locale. L'annonce de son départ du gouvernement marque ainsi l'entrée dans une nouvelle phase : une concentration totale sur la bataille pour la mairie de la capitale.
Article rédigé d'après des publications de la presse économique française, notamment Les Echos.
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